El Salvador a effectué un nouvel achat massif de BTC pour environ 100 millions de dollars, alimentant le débat sur le respect des accords avec le Fonds Monétaire International.
Summary
Combien de Bitcoin El Salvador a-t-il acheté en une seule journée ?
Lundi soir, El Salvador a ajouté 1.090 BTC à ses réserves, dans le plus grand achat quotidien jamais réalisé par le pays d’Amérique centrale. Selon le bureau national dédié à la principale cryptomonnaie, l’opération a eu lieu à 18h01, heure de la côte Est des États-Unis.
La contre-valeur de l’opération a été d’environ 100 millions de dollars. Avec cet accroissement, les réserves totales du pays atteignent 7.474 BTC, pour une valeur estimée proche de 676 millions de dollars, sur la base des cotations actuelles.
Hooah! pic.twitter.com/KxMVbUrcGE
— Nayib Bukele (@nayibbukele) November 18, 2025
Dans quel contexte de marché l’achat a-t-il eu lieu ?
L’opération a été effectuée alors que le prix du Bitcoin repassait sous les 90 000 dollars, atteignant les niveaux les plus bas depuis avril, selon la page des prix de The Block. Le gouvernement du Salvador a souvent profité des baisses de marché pour augmenter ses réserves.
Le président Nayib Bukele, figure de proue de la stratégie crypto du pays, mène depuis longtemps une politique d’accumulation constante. De plus, depuis novembre 2022, le plan prévoit l’achat quotidien de 1 BTC, indépendamment des fluctuations du marché.
Comment Bukele a-t-il communiqué le nouvel achat de BTC ?
Bukele a publié sur son profil officiel X une capture d’écran avec les détails de la dernière opération. Cela dit, il n’a pas fourni d’informations supplémentaires sur l’origine précise des fonds utilisés ou sur les éventuelles contreparties de marché impliquées dans l’exécution des ordres.
Dans le passé, le président avait déjà réaffirmé sur les réseaux sociaux que la stratégie d’accumulation ne serait pas interrompue. Cependant, l’absence de données publiques vérifiables sur les achats individuels continue de susciter des interrogations parmi les analystes et les institutions financières internationales.
Le prêts avec le FMI permettent-ils encore de nouveaux achats de BTC ?
Reste ouverte la question de la compatibilité entre ces mesures et l’accord de 1,4 milliard de dollars signé avec le Fonds Monétaire International (FMI). L’entente, selon la documentation officielle, impose en effet au secteur public de ne pas procéder à de nouveaux achats directs de bitcoin.
De plus, en juillet, deux des principaux responsables financiers du pays ont déclaré qu’aucun nouvel achat ne serait effectué depuis la précédente série de février. Cette position contraste avec les communications diffusées par Bukele et son équipe concernant la poursuite des achats.
S’agit-il vraiment de nouveaux achats ou d’une réorganisation interne ?
Un rapport officiel du FMI a clarifié que l’augmentation des disponibilités en cryptomonnaie dans les fonds de réserve pourrait refléter la simple agrégation de BTC déjà présents dans différents wallets gouvernementaux. Dans ce scénario, il ne s’agirait donc pas de nouvelles opérations de marché, mais d’une rationalisation des stocks existants.
En contraste avec cette lecture, la responsable du Bitcoin Office, Stacy Herbert, a plusieurs fois affirmé que le pays continue d’accumuler en défi ouvert aux contraintes de l’accord international. En mars, elle a écrit que certains partisans de la cryptomonnaie croient plus aux déclarations du FMI qu’aux transactions enregistrées sur la blockchain.
Qu’est-ce qui reste à clarifier sur le dernier mouvement d’El Salvador ?
La nature exacte de la dernière opération, à savoir s’il s’agit de nouveaux achats sur le marché ou d’un simple transfert interne entre wallets publics, n’a pas encore été confirmée. Le point est crucial pour évaluer le plein respect des engagements pris avec le Fonds Monétaire.
Dans l’ensemble, la stratégie du pays dirigé par Bukele continue de miser sur l’actif numérique comme composante non négligeable des réserves nationales. Il reste maintenant à voir si des éclaircissements officiels supplémentaires, demandés également par des publications spécialisées comme The Block, feront la lumière sur les modalités opérationnelles et l’impact réel de ce nouvel accumulation.

